Palais Princier de Monaco
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Le dîner du mariage

Le dîner officiel du mariage, qui sera suivi d'un bal, aura lieu à l'Opéra Garnier et sur les Terrasses du Casino

 Photo 1 :Le dîner du mariage

Inaugurée en 1879 par Sarah Bernhardt, la Salle Garnier de l'Opéra de Monte-Carlo est un trésor architectural empreint de l'histoire lyrique et chorégraphique du XXe siècle. Aujourd'hui, elle continue à accueillir les plus grands noms de l'opéra tout en restant ouverte à la création originale et aux talents de demain.


Une œuvre commandée par la Société des Bains de Mer

Après la guerre de 1870, la haute société internationale retrouve le chemin de la Principauté de Monaco. Le casino et l'Hôtel de Paris rayonnent à nouveau sur Monte-Carlo. Pourtant, le manque d'attrait culturel commence à se faire sentir. Dans les grandes capitales européennes, l'opéra est un incontournable de la vie mondaine. La Société des Bains de Mer commande donc en 1878 la réalisation d'une salle de concert, à l'intérieur même du Casino de Monte-Carlo.

François Blanc, le milliardaire de génie à qui la « SBM » doit son essor, a consenti à l'état français un prêt grâce auquel Charles Garnier a pu achever les travaux de l'opéra parisien qui porte son nom. Au faîte de sa gloire, l'architecte reconnaissant accepte de prendre en charge la construction de la salle monégasque. Huit mois et demi suffiront pour donner naissance au prestigieux Opéra de Monte-Carlo ! Le 25 janvier 1879, Sarah Bernhardt l'inaugure devant un époustouflant parterre de personnalités. Si quelques critiques s'élèvent quant au style Second Empire de la décoration, le luxe de la salle et sa parfaite acoustique séduisent unanimement le public.


Un trésor architectural signé Charles Garnier

Surmontée d'une coupole de cuivre, décorée d'éléments sculptés ornés de mosaïques multicolores, la façade de la Salle Garnier domine la mer. Sur sa balustrade s'appuient deux statues monumentales, La Danse et Le Chant, signées Gustave Doré et... Sarah Bernhardt.

Parfait carré de vingt mètres de côté, la salle compte à l'époque 600 places et un unique rang de loges surélevées, de part et d'autre de la loge princière. Le brun des colonnes et pilastres en marbre d'Aberdeen, le rouge des fauteuils et l'abondance d'or qui recouvre les éléments de stuc sont illuminés par un lustre de cristal de quatre mètres de diamètre recelant pas moins de cinq tonnes de bronze ciselé. Murs et plafond présentent une grande richesse d'ornements : loges « bénitières », œils-de-bœuf, sculptures de maîtres. Sur sa voûte se déploient quatre panneaux peints sur toile marouflée : La Musique de Gustave Boulanger, Le Chant de François Feyen-Perrin, La Danse de Georges Clairin et La Comédie de Frédéric Théodore Lix.

Même prolongée d'un foyer de six mètres, la scène demeure petite, avec ses douze mètres de profondeur et de largeur. Mais grâce à son atmosphère baroque, chaleureuse et intime, l'ensemble dégage un charme qui agit encore !


Les plus grands interprètes pour les plus grandes œuvres

L'Opéra de Monte-Carlo propose dès ses débuts des spectacles mêlant musique, danse, comédie ou opéra comique. C'est à l'aube du XXe siècle, sous la direction artistique de Raoul Gunsbourg, que la Salle Garnier acquiert sa renommée mondiale de temple de la création.

De nombreux ouvrages lyriques majeurs y connaissent leur première représentation, tels la Damnation de Faust (1893), L'enfant et les Sortilèges (1925), Don Quichotte (1910) ou Déjanire (1911). Berlioz, Ravel, Fauré, Massenet, Saint-Saëns, Rossini, Verdi, Wagner y sont portés en triomphe. Les grandes voix de l'histoire lyrique du XXe siècle retentissent dans l'Opéra de Monte-Carlo, de Nellie Melba à Enrico Caruso, de Tito Schipa à Georges Thill et plus récemment Ruggero Raimondi, Plácido Domingo ou Luciano Pavarotti. Entre 1905 et 1937, le grand Chaliapine y vivra quelques-unes de ses plus grandes heures de gloire.


Les Ballets de Monte-Carlo

Après une série de succès parisiens, l'imprésario russe Diaghilev souhaite diriger sa propre compagnie de ballet. Monte-Carlo et la Société des Bains de Mer lui en donnent l'opportunité en 1911. Diaghilev s'empresse de réunir une troupe de quatre-vingts artistes, parmi lesquels des chorégraphes et danseurs aussi talentueux que Fokine, Nijinsky, Lifar ou Karsavina. Ainsi entouré, Diaghilev bouleverse la danse, faisant d'elle un art complet où s'illustrent peintres, compositeurs et poètes. Le monde entier vient applaudir ses « Ballets Russes », dont les affiches et décors sont signés Cocteau, Picasso, Matisse, Braque, Dufy ou Miró.

Aujourd'hui placés sous la Présidence de S.A.R. la Princesse de Hanovre, les Ballets de Monte-Carlo continuent à faire la renommée internationale de la Principauté de Monaco.


Les grandes rénovations du XXIe siècle

Tout au long de son histoire, la Salle Garnier a connu plusieurs séries de travaux, la principale datant de 1897. En 2003, 126 ans après sa création, une équipe d'experts des métiers d'art est réunie « sur les traces de Garnier » afin de restituer à la salle son âme première et de lui offrir un matériel scénique au summum de la modernité. Des éléments structuraux tels que toiture, bâtiment et sous-sol sont rénovés. La scène reçoit de nouveaux équipements motorisés et informatisés. La mosaïque du sol de la salle est restaurée conformément aux couleurs d'origine voulues par Charles Garnier. L'ouverture officielle a lieu le 19 novembre 2005, à l'occasion de la fête de S.A.S. le Prince Souverain Albert II.


L'Opéra aujourd'hui

L'Opéra de Monte-Carlo est dirigé depuis 2007 par Jean-Louis Grinda, qui en perpétue la grande tradition lyrique tout en défendant la politique de création insufflée par son prédécesseur John Mordler. Avec sa vocation de mécène et de découvreur de talents, le groupe Monte-Carlo SBM joue également un rôle essentiel dans la gestion de la salle. Attaché au respect de sa vocation lyrique, il n'hésite pourtant pas à tirer parti de ses atouts afin de proposer au public monégasque des événements étonnants, à l'image du Monte-Carlo Jazz Festival qui, chaque automne, permet à la Salle Garnier de s'ouvrir aux géants de la musique jazz.


En savoir plus : www.opera.mc

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