Palais Princier de Monaco
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8 août 2008

Interview de S.A.S. le Prince Albert II (Reuters)

Avant d’assister à la cérémonie d’ouverture, le Prince Albert ll de Monaco a donné ses premières impressions sur ces Jeux Olympiques. Membre du C.I.O., il assiste à ses douzièmes Jeux Olympiques après y avoir participé cinq fois dans l’épreuve de bobsleigh.

 Photo 1 :Interview de S.A.S. le Prince Albert II (Reuters)

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Reuters : A quelques heures de la cérémonie d'ouverture, quels sentiments éprouvez-vous ?

Le Prince Albert : Impatient, enthousiaste, impressionné ! Avant la cérémonie, j'éprouve toujours la même impatience, hâte qu'elle commence. J'aborde ma douzième présence aux J.O. avec le même enthousiaste, comme un gamin au pied de son sapin de Noël.

Reuters : Et, impressionné ?

Le Prince Albert ll : Impressionné par le niveau d'organisation, la capacité de réactivité, leur implication, le souci de soigner chaque petit détail et leurs sites olympiques : gigantesques ! D'ores et déjà, les Chinois ont tous les éléments en main pour réaliser une édition référence. Elle fera date dans l'histoire de l'olympisme.

Reuters : Mais à chaque édition, on nous dit que «ce sont les meilleurs Jeux de l'histoire» ?

Le Prince Albert ll : Mais là, tout le monde s'accorde à le dire avant même la cérémonie d'ouverture ! D'ores et déjà, l'organisation chinoise fait l'unanimité auprès des athlètes, des entraîneurs et même des journalistes. D'ores et déjà, elle est sans aucun précédent. Par exemple, le village olympique fait l'unanimité. Jusqu'à ce jour, je n'avais jamais vraiment entendu un village la faire.

Reuters : Avant même le début des épreuves, qu'est-ce que la Chine a déjà gagné ?

Le Prince Albert ll : Tout le monde est arrivé avec des idées reçues, des clichés et des certitudes. Certains mêmes sont arrivés craintifs, critiques, dubitatifs, frileux dans un pays que, finalement, ils ne connaissaient pas. En une semaine, la Chine a déjà gagné notre respect. Et, ce respect devrait mener au dialogue, à essayer de mieux se comprendre, à essayer de mieux se connaître, de mieux appréhender nos mentalités et nos cultures respectives. La Chine va nous laisser un grand héritage. A partir
d'aujourd'hui, elle entame son examen de passage afin de devenir un membre à part entière de la communauté internationale.

Reuters : Et le mouvement olympique, qu'a-t-il déjà gagné ?

Le Prince Albert ll : En retour, l'olympisme sera un grand héritage éducatif et culturel pour la Chine. Les Jeux vont aider cette grande puissance mondiale à s'ouvrir encore plus au monde, à aller encore plus vers le progrès. Pour l'instant, la Chine a prouvé que le mouvement olympique ne pouvait plus l'ignorer comme pays capable d'organiser un tel évènement. Quatre cent millions d'enfants chinois ont reçu des cours sur l'olympisme. Imprégnés ainsi par cette éducation et cet esprit olympiques, ils vont
forcément avoir un autre regard sur nous.

Reuters : D'ores et déjà, vous semblez persuadé que la Chine va réussir ses Jeux ?

Le Prince Albert ll : Comme je l'ai dit depuis plusieurs mois, ne donnons pas un résultat avant que l'épreuve ne soit courue. Laissons les Jeux se dérouler. Mais pour l'instant, le départ est très bon.

Reuters : Au cours de Jeux Olympiques, quel est le plus important privilège que vous donne votre double statut de Prince et de membre du C.I .O.?

Le Prince Albert : D'avoir aussi accès aux sites d'entraînements. J'ai toujours aimé être dans les coulisses où tout se joue, où vous croisez des gens de l'ombre faisant tout autant partie de la réussite d'une organisation.

Reuters : A l'image d'une médaille, quel revers recèle ce double statut ?

Le Prince Albert : Il m'interdit de noyer dans la foule, de m'imprégner de sa ferveur, de partager et de savourer avec elle certaines émotions. Une fois dans ma vie, j'aurai aimé vivre anonymement quelques jours aux Jeux.

Reuters : Si demain vous aviez droit à un seul et unique ticket d'entrée, lequel choisiriez-vous ?

Le Prince Albert : Paradoxalement, comme j'aimerai tout voir, peu importe ! Je suis autant enthousiaste pour aller suivre un match de badminton qu'une finale sur 100 m nage libre. Moi, je suis capable d'aller voir un Cameroun contre Singapour en hockey sur gazon !

Reuters : Mais, quelles épreuves ne souhaitez-vous pas rater ?

Le Prince Albert : Avant tout, je ne veux pas rater un seul moment des performances des cinq athlètes monégasques engagés. Sinon, je le regretterai toute ma vie. Ensuite, je prends un ticket pour n'importe quelle finale de plongeon, d'athlétisme, de tir ou l'aviron. Toutes sont un bonus, un moment fort à ne pas rater. Et, si j'arrive à voir les huit médailles en or de Mickaël Phelps, cela serait vraiment fabuleux.

Reuters : Et si vous étiez une médaille olympique en or, autour du cou de quel(le) athlète aimeriez-vous sauter ?
Le Prince Albert ll : Si un jour elle devait arriver à un athlète monégasque, j'aimerai tellement être celle la.

Reuters - Sophie Greuil - Crédits photo : Reuters

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