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Forum Mondial de l'eau à Marseille

Mesdames et messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement,
Excellences,
Monsieur le Président du Forum mondial de l'eau,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je voudrais tout d'abord remercier les autorités françaises d'avoir pris l'initiative de cette réunion sur un sujet aussi fondamental que celui de l'eau et de sa gestion responsable.

Le Forum mondial de l'eau offre bien sur un espace de dialogue essentiel entre les ONG, la société civile, les scientifiques et les entreprises.

Leurs points de vue complémentaires sont indispensables et nous devons les écouter.

Mais la question de l'eau va au-delà des problématiques sectorielles ou locales et mérite aussi une réfléxion politique permettant d'échanger approches et expériences et d'exprimer besoins et priorités de nos pays .

Car plus que jamais, la question de l'eau concerne notre avenir commun.

Elle mérite à ce titre une approche globale, au niveau étatique et des instances multilatérales, ainsi bien sûr, que des différentes institutions régionales concernées.

Non seulement parce que l'eau touche au développement, à la santé et à l'hygiène des populations, comme de plus en plus souvent à l'équilibre et à la paix de nombreuses régions, dont évidemment celle ci.

Non seulement parce qu'elle est un élément central des équilibres biologiques et climatiques de nos écosystèmes si menacés.

Mais surtout parce qu'elle permet de tracer l'indispensable lien entre toutes ces problématiques.

En réfléchissant et en agissant pour l'eau, pour sa gestion durable et son partage équitable, nous sommes conduits à prendre en compte tous ces éléments.

Et nous sommes conduits à admettre que les problèmes et les déséquilibres qui entrainent aujourd'hui la fragilisation de notre environnement peuvent avoir demain de trés lourdes conséquences .

Bien sûr, à l'heure où notre monde fait face à une crise économique et financière sans précédent, les questions environnementales paraissent souvent bien secondaires à des populations comme à des responsables confrontés à d'autres urgences.

Mais pourtant c'est bien cette méconnaissance des enjeux de long terme, cette focalisation sur l'immediat qui créent les déséquilibres si nombreux qui affectent notre monde.

C'est pourquoi, en se souciant de l'environnement, en se préoccupant de préserver et d'améliorer nos ressources en eau, nous ne négligeons pas les populations, au contraire.

En permettant à notre planète de préserver durablement ses équilibres, nous assurons un avenir à ceux qui la peuplent, et en particulier aux plus vulnérables.

Nous le voyons en Méditerranée, où une région si riche et si fragile concentre tant de difficultés : des problèmes globaux, bien sûr, comme le réchauffement climatique, l'acidification de la mer, la perte de la biodiversité ou la diminution des ressources hydriques.

Mais aussi des problèmes plus directement locaux, liés à des besoins croissants, des insuffisances d'infrastructures, et des usages déraisonnables.

Et ces problèmes-là, hélas, sont plus nombreux au sud, où doivent donc se concentrer les efforts.

À cet égard je me félicite de ce que l'initiative du Water Think Tank, que j'avais lancée il y a trois ans à Istanbul avec ma Fondation, se soit concrétisée et ait abouti à des conclusions qui seront présentées ici même dans quelques jours.

Au-delà des travaux de cette semaine dans le cadre du Forum mondial de l'eau, la prochaine conférence de Rio+20 devra également être pour nous tous l'occasion de nous mobiliser en faveur des populations.

Il s'agira de permettre un équilibre entre leurs besoins immédiats, ceux d'un développement humain accéléré, et leurs besoins de long terme, ceux d'un environnement protégé, seul à même de garantir l'avenir des générations futures.

Il y a là un immense défi, bien sûr, auquel cette conférence, avec les contraintes qui sont celles de ce genre d'événements, ne pourra pas totalement répondre.

Mais il est d'ores et déjà essentiel de montrer la voie.

Pour cela, la réunion d'aujourd'hui me paraît précieuse.

A partir de l'eau, de sa gestion intégrée et des pratiques qui ont été développées pour sa préservation, nous devons aussi être capables d'envisager un autre mode de développement, un développement réellement durable, pour tous.

Le grand historien français Fernand Braudel écrivait que la Méditerranée était "une belle occasion de présenter une "autre" façon d'aborder l'histoire". Il nous appartient de prouver ici sur ses rivages qu'elle offre aussi une belle occasion de présenter une autre façon d'aborder l'avenir.

Je vous remercie.

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