Palais Princier de Monaco

Monaco Blue Initiative

S.A.S. le Prince a participé à la deuxième édition de la Monaco Blue Intiative qui s'est tenue au Musée Océanographique les 13 et 14 février 2011 en partenariat avec l’Institut Océanographique et la Fondation Prince Albert II de Monaco.

 Photo :Monaco Blue Initiative

Près de 80 personnalités internationales se sont réunies pour réfléchir sur le développement et la gestion des Aires Marines Protégées. Etaient présents Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, M. José Maria Figueres, ancien Président du Costa Rica, Mme Jacqueline Mc Glade, directrice exécutive, Agence européenne pour l'environnement (AEE), Mme Sylvia Earle, Founder of Mission Blue Fondation, National Geographic et M. Pierre-Yves Cousteau, Président de Cousteau Divers.

La création d'aires marines protégées est un outil efficace pour favoriser une protection durable, permettre la restauration et un usage économiquement valorisant de cet héritage naturel. Les aires marines ne doivent pas être considérées comme des espaces de nature enfermées, mais comme des expériences au service d'une gestion durable des océans et des espaces littoraux.


Vous trouverez ci-dessous le discours prononcé par S.A.S. le Prince lors de la clôture de la session de travail de MBI

EXCELLENCES,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je voudrais tout d'abord vous remercier de la qualité de vos travaux, de votre liberté de ton et de votre implication tout au long de nos débats.

Cette matinée passionnante l'a prouvé : le sujet des aires marines protégées est extrêmement fécond. Il ouvre des pistes essentielles sur les questions plus vastes de la protection de la biodiversité, de la préservation des espaces maritimes et, plus encore, de la coexistence harmonieuse de l'homme avec son milieu naturel.

Au moment de conclure cette matinée de travail et de vous proposer d'adopter le document de synthèse, c'est sur ce constat que je voudrais m'arrêter : pour mettre en place des mécanismes de gestion efficaces et pérennes de la biodiversité, il nous faut, avant tout, élargir notre champ de vision.

C'est le message exprimé par beaucoup d'entre vous au travers de leurs interventions.

Elargir notre champ de vision, cela signifie, par exemple, intégrer les aires marines protégées dans une gestion plus large des espaces marins, qui prenne en compte l'ensemble des services rendus par les écosystèmes et leur bienfait pour l'espèce humaine.

Elargir notre champ de vision, cela veut dire aussi prendre en compte de nouveaux critères d'évaluation de notre gestion des océans, au-delà des paramètres scientifiques, en intégrant l'ensemble des secteurs d'activité concernés.

Cela signifie également, de ce fait, identifier et inclure dans notre approche les nombreux partenaires directement ou indirectement concernés. Ceux-ci, je le rappelle, ne doivent jamais être les victimes des mesures de conservation ou de gestion mais, à l'inverse, en être les premiers bénéficiaires.

Elargir notre champ de vision, cela veut dire enfin renforcer le dialogue entre décideurs, acteurs et populations concernées.

De ce mouvement, cette matinée constitue, je crois, un bel exemple par la qualité et l'ouverture de vos interventions.

Ce message en résume, je crois, assez bien l'esprit.

Je vous propose donc que nous l'endossions et je vous remercie encore très chaleureusement de votre engagement dans ce travail que je sais nécessaire.

Je vous donne aussi rendez-vous l'an prochain pour évaluer ensemble l'impact de nos réflexions et poursuivre notre travail commun au service des univers marins.

Je vous remercie.

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