Palais Princier de Monaco

La Cour d’Honneur du Palais

Le mariage religieux du couple princier se déroulera dans la Cour d’Honneur du Palais Princier, le samedi 2 juillet 2011.

 Photo :La Cour d’Honneur du Palais

La Cour d'Honneur

La Cour d'Honneur tient une place importante dans le cœur des Monégasques puisqu'elle a été traditionnellement le théâtre des grands événements tels que l'avènement des Princes de Monaco ou la présentation, à leur naissance, des enfants princiers. Elle accueille également, tous les étés, les concerts de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, un des plus réputés au monde.

C'est par la Cour d'Honneur, recouverte d'un subtil mélange géométrique de galets et dalles de pierre, que l'on pénètre à l'intérieur du Palais. Un calme particulier règne sur ces lieux, probablement pour honorer l'escalier monumental en marbre qui se trouve en son centre.

C'est le Prince Louis Ier au XVIIème siècle qui en a décidé la construction sur le modèle de l'escalier à double révolution du château de Fontainebleau. Luca Cambiaso (1527-1585), artiste peintre issu de l'école génoise, pare la façade septentrionale de représentations telles que « Le Triomphe de Bacchus » et « Les Divinités de la Mer ». Au XIXème siècle, l'escalier est restauré et chacune de ses trente-deux marches en ardoise est alors taillée dans un seul bloc de marbre de Carrare. Les rampes de l'escalier sont ornées de boules en marbre de Portor.

Les murs de la Galerie d'Hercule, qui surplombent l'escalier, sont recouverts de fresques aux couleurs éclatantes inspirées par les artistes de la Renaissance italienne. La porte située au centre de la galerie mène à la Salle du Trône dans l'aile des Grands Appartements.

Au milieu du XVIème siècle, sous le pavement de la Cour d'Honneur, une immense citerne de 1 500 mètres cubes pouvant accueillir l'eau de pluie est creusée dans le roc. Ce dispositif devait permettre l'alimentation en eau du Palais et de la ville pendant près d'un an, en cas de siège.

Photo : La Chapelle Saint Jean-Baptiste

La Chapelle Saint Jean-Baptiste

La Chapelle Saint Jean-Baptiste, qui tient son nom du prophète qui a annoncé la venue de Jésus-Christ et qui a procédé à son baptême, s'ouvre sur la Cour d'Honneur. Honoré II (1597-1662) en ordonne la construction pour remplacer le vieil oratoire situé dans l'aile du Palais qui surplombe le quartier de La Condamine. Le 15 octobre 1656, l'Evêque de Nice consacre la Chapelle. Ayant subi les excès de la Révolution française, c'est au cours des règnes des Princes Florestan Ier (1785-1856) et Charles III (1818-1889) qu'elle est restaurée. Elle est l'une des six paroisses que compte l'archidiocèse de Monaco.

La patronne de la Principauté, Sainte Dévote, apparaît sur la partie gauche de la façade extérieure de la chapelle à travers des fresques de Jacob Froschle et Deschler d'Asburgo. La représentation des événements, parfois légendaires, de l'Histoire de Monaco s'y ajoute sur la partie droite.

La décoration intérieure de style baroque a été confiée aux soins d'Ernesto Sprega (1829-1911), peintre et céramiste romain. Il signe également le plafond de la Galerie des Glaces et les voussures de la Salle à Manger du Palais. Le vitrail montrant « Le Jugement de Sainte Dévote » a été réalisé par le maître verrier de Chartres Nicolas Lorin. Parmi les œuvres qui sont conservées figure une remarquable nef de belles proportions et « la Vierge et l'Enfant » peinte par le maître de Narradi (vers 1500).

Photo : La Galerie d'Hercule

La Galerie d'Hercule

La Galerie d'Hercule, qui domine la Cour d'Honneur et permet l'entrée aux Grands Appartements, est l'héritage de l'élégance et du raffinement des palais de la Renaissance italienne. Ses voûtes et murs sont ornés de fresques.

Les différentes influences artistiques subies par la Galerie d'Hercule mettent en avant son harmonie, sa subtilité et sa puissance. La continuité des couleurs et des motifs des fresques qui jalonnent la galerie et les voûtes contrastent avec le blanc resplendissant des colonnes et de la balustrade de marbre. Figures humaines et animales forment un décor enrichi de motifs végétaux et floraux. Les lunettes des quatorze voûtes, œuvres de Orazio dei Ferrari, racontent les épisodes de la vie d'Hercule, de sa naissance, de travaux, en finissant par sa mort épique. Entre les portes et les fenêtres, de remarquables personnages mythologiques d'après Claude Vignon (1593-1670) s'ajoutent à la scène: Antiope, Sémiramis, Sphiron et Artémise.

L'autel du mariage

L'autel provient de la chapelle de la Visitation, située à l'extrémité du Rocher. Le couvent est fondé en 1663 par la princesse Catherine-Charlotte, épouse de Louis Ier. La construction de la chapelle commence en 1665 sur les plans de Marc-Antoine Grigho, architecte génois originaire de la région de Lugano, qui travaille également au palais princier : le grand escalier à double révolution de la cour d'honneur et la porte d'honneur du palais (porta maestra), réalisée vers 1675, lui sont sans doute dus.

La chapelle de La Visitation présente les caractéristiques de l'art baroque maniériste génois. Le grandiose retable, sur lequel est adossé l'autel, sans doute postérieur à la construction de l'église, est inspiré par Le Bernin, architecte du baldaquin de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Le couvent de la Visitation est désaffecté en 1793, devient un hôpital, une prison puis une caserne, avant de devenir un couvent et un collège de jésuites, enfin le lycée public de Monaco à partir de 1910 (aujourd'hui Lycée Albert Ier). Un incendie survient en 1858. La chapelle est restaurée en 1870. Une partie du mobilier intérieur actuel de la chapelle, dont cet autel, qui porte le monogramme christique IHS, insigne des jésuites, date de cette époque. La porte du tabernacle est décorée de l'agneau pascal.


La croix processionnelle

La croix processionnelle en argent, habituellement placée dans la chapelle palatine du Palais, a été exécutée en 1810 par Xavier Dartes, orfèvre, et Caulers, ciseleur à Montpellier. Elle provient de la confrérie des pénitents blancs de Lodève. Entre le crucifix et le manche, un vase avec trois angelots en ronde-bosse. À l'intersection des deux branches, le tétragramme hébraïque dans le triangle de la Trinité. À l'extrémité, trois importants culots formé d'un vase surmonté d'une étoile à six branches, flanqué de deux chutes de feuilles et de fleurs. Sur la branche supérieure, l'inscription INRI (« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs »).

La porte d'honneur

La porte d'honneur présente également des éléments caractéristiques de l'art de la Renaissance et de l'art baroque : elle réinterprète avec fantaisie, grâce à son double entablement curviligne interrompu en volute, des modèles maniéristes romains du XVIe siècle.


Palais Princier de Monaco